Une adaptation libre de La Danse de mort de Strindberg

Photographie © Joran Juvin

Théâtre de l’Élysée, Lyon
Reporté à l’automne 2021

Comment la relation se meurt dans l’entre-soi ? Comment finit-on par détester l’autre ? Et pourquoi la nouveauté est tellement attrayante ? L’herbe est-elle toujours plus verte ailleurs ? Écrite en 1900, La Danse de mort se déroule sur une île, dans un monde bien clos, isolé, où vivent Edgar, alcoolique cardiaque et sa femme Alice, ancienne actrice. Le couple se joue inlassablement les mêmes scènes de haine et de querelles. Leur maison devient l’arène. Un soir, Kurt, le cousin d’Alice, et sa jeune fiancée, Julie, débarquent à l’improviste.

Suite à la création de Déjeuner chez Wittgenstein de Thomas Bernhard en 2017, Aurélie Pitrat et Nathanaël Maïni ont décidé de poursuivre leur recherche commune sur des textes majeurs et des langues mordantes. L’adaptation et l’écriture de La Danse de mort pour Let’s Dance ont été menées en 2019 sur la scène de l’Aria avec les deux autres acteurs du spectacle. Une écriture collective pour produire un théâtre une nouvelle fois au plus près des spectateurs. Le public est invité dans l’environnement bourgeois d’Alice et Edgar, et s’installe dans le salon devant un verre de vin. Ainsi mis à son aise, il est le témoin de la soirée.

« Nous partageons cet amour du jeu d’acteur ludique et généreux. Nous produisons des formes légères et dans une très grande proximité, en invitant les spectateurs à une immersion dans la fable. Nous ne voulons plus chercher à représenter, mais partager des moments de fiction. Le texte majeur d’August Strindberg s’est imposé par sa puissance : la langue est vertigineuse et notre liberté totale. Avant de s’attaquer à cette œuvre mythique, nous avons étudié pendant un an « Qui a peur de Virginia Woolf ? », pièce d’Edward Albee inspirée à l’auteur américain par « La Danse de mort ». Ce parallèle nous a ouverts à une dramaturgie collective désacralisant, de manière nécessaire, le chef-d’œuvre suédois afin que nous y insufflions notre joie, notre humour et nos enjeux. » – Animal 2nd.

D’après La Danse de mort d’August Strindberg
Traduction : Maurice Rémon
Conception, adaptation : Aurélie Pitrat
Mise en scène et Jeu : Alizée Bingöllü, Aurélie Pitrat, Nathanaël Maïni, Pierre-Laurent Santelli
Costumes, scénographie : Thomas Marini
Régie : Lionel Petit
Administration de production : Frédérique Jay
Diffusion : Fadhila Mas – L’Esperluette

Production : Animal 2nd
Soutiens et coproductions
: CDC (Collectivité De Corse), SPEDIDAM, Pôle de formation et d’éducation par la création théâtrale l’ARIA (Olmi Capella), l’AGHJA – Scène conventionnée Théâtre et Musiques actuelles (Ajaccio) et la Ville de Bastia.
Avec la collaboration du Domaine vinicole Mosconi à Tizzano

Jauge : 60 personnes
Durée estimée : 1h20′

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